TDAH de l'adulte : 5 signes méconnus qui ne sont pas de la paresse

On associe souvent le TDAH (Trouble du Déficit de l'Attention avec/sans Hyperactivité) à l'image d'un enfant qui ne tient pas en place à l'école. Pourtant, ce trouble neurodéveloppemental persiste à l'âge adulte dans environ 2,5 % à 5 % de la population mondiale [1]. Au Centre de Neurosciences Appliquées, nous rencontrons de nombreux adultes, souvent des femmes, qui ont compensé leurs difficultés toute leur vie jusqu'au point de rupture.

Voici 5 signes qui doivent vous alerter et qui différencient le TDAH d'un simple manque d'organisation.

1. La fatigue mentale chronique

Le cerveau TDAH doit fournir un effort conscient considérable pour filtrer les distractions que les cerveaux neurotypiques ignorent automatiquement. Résultat : une fatigue intense en fin de journée, non pas physique, mais cognitive.

2. La paralysie décisionnelle (Procrastination)

Ce n'est pas de la paresse. C'est un dysfonctionnement des fonctions exécutives. Devant une tâche complexe, le cerveau peine à savoir par quel bout commencer, entraînant un blocage complet.

3. L'hypersensibilité émotionnelle (Dysrégulation)

Les recherches récentes, notamment celles publiées dans le World Journal of Psychiatry, soulignent que la labilité émotionnelle (passer du rire aux larmes, colère soudaine) est une composante centrale du TDAH adulte, souvent confondue avec la bipolarité [2].

4. Le besoin de "Bruit Blanc" ou de stimulation

Paradoxalement, un adulte TDAH peut avoir besoin d'écouter un podcast pour s'endormir ou de gribouiller pour écouter. Le cerveau cherche une stimulation dopaminergique pour se "calmer".

5. L'hyperfocalisation

Le TDAH n'est pas une absence d'attention, mais une difficulté à la réguler. Vous pouvez être incapable de remplir un formulaire administratif, mais passer 6 heures d'affilée sur une passion sans manger ni boire.

L'apport des Neurosciences : Le QEEG

Le diagnostic ne doit pas reposer uniquement sur un questionnaire. Au cabinet, nous utilisons le QEEG (Électroencéphalogramme Quantitatif). Cette cartographie cérébrale permet de visualiser objectivement les ondes Thêta (somnolence, rêve) souvent en excès dans le cortex frontal des personnes TDAH, expliquant les problèmes de concentration.

Vous vous reconnaissez dans ces symptômes ? Contactez-nous pour évaluer la pertinence d'un bilan QEEG.

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Sources :

  • [1] Song, P., et al. (2021). The prevalence of adult attention-deficit hyperactivity disorder: A global systematic review and meta-analysis. Journal of Global Health.

  • [2] Skirrow, C., & Asherson, P. (2013). Emotional lability, comorbidity and impairment in adults with attention-deficit hyperactivity disorder. Journal of Affective Disorders.

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